Samedi 23 septembre 2006 6 23 /09 /2006 00:00

   

Par Tom'AnimalChin - Publié dans : Ma vie, mon oeuvre.
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Vendredi 22 septembre 2006 5 22 /09 /2006 00:00

Tout est plus grand en Amérique.

 

 

 

Bon alors je suis de retour à Ashland. Après une semaine par monts et par vaux en Oregon. Faut que je vous raconte tout ca.

Je suis d’abord allé à Portland. Voyage en Greyhound, les lignes de bus locales. L’avantage, ce n’est pas cher (39$ pour 333 miles, un mile = 1.4 km) les inconvénients : c’est long, chiant à mourir et on côtoie ce que l’Amérique fait de plus gravos en cas soc’, white trash et plébéiens en tout genre. Racisme social de ma part ? Que nenni, jugez plutôt.

J’ai choppé le greyhound à Medford. Première chose, dans la gare routière un vieux noir assez sympa discute avec une meuf. Mes oreilles qui trainent entendent qu’il va dans un centre de désintox’. Pour quelle addiction je ne sais pas, mais toujours est il que lui-même non plus ne savait pas trop où il allait. Il a même demandé à la femme avec laquelle il parlait d’appeler son institution pour savoir où c’était. Enfin bon, ce n’est pas grave y a pas mort d’homme, c’est juste une bonne introduction au reste.

Le reste justement. Je m’assoie donc, dans les premiers rangs. Et sur le premier rang à coté de la porte y a une espèce d’américaine bien fat. Jusque là rien d’étonnant, les pauvres ici sont gros vu que la bouffe de merde ne coute pas cher. (Le coca moins cher que le jus de fruit par exemple). Et les choses bizarres commencent. Apparemment elle avait fait amie-amie avec une autre femme, enceinte et avec un gamin. La première a joué tout le temps avec le gamin, bruyamment, a « peek-a-boo » un jeu où on se cache derrière ses mains devant le bébé et on fait booooo…comme ca, pendant des heures. Ca ne serait rien si pendant ce temps, elle n’avait pas un casque sur les oreilles et écoutaient le top 50 des chansons bien tartignolles. Et le pire c’est qu’elle CHANTAIT en même temps. Et faux évidemment, comme tout le monde chante avec un casque sur les oreilles. Elle a donc égratigné tout le répertoire des chansons de divas pop à la Withney Houston etc. Le pire c’est qu’elle a massacré You’ll never walk alone, un scandale. Et je pense qu’elle était sous coke car elle est revenue des chiottes (oui y a des chiottes dans les greyhound) en reniflant bien fort, trop fort pour un simple rhume.

Tout ca ne serait rien si en même temps elle n’était pas au téléphone ; pendant SIX heures… Elle a passée TOUT le voyage au téléphone, en raccrochant de temps en temps quand même mais tout de même. Et en plus elle ne parlait pas vraiment au téléphone. Elle chantonnait juste, et de temps en temps racontait jsaispasquoi au téléphone.

Et tout ça ne serait rien si au bout d’un moment elle ne se serait pas mise à pleurer…Comme ca toute seule, sans raison apparente a un moment où elle avait le gamin dans les bras. Donc on a cette meuf, au téléphone, chantonnant mal de la zik pourrave, avec un gamin dans les bras, qui chiale à gros sanglots. Le tableau aurait de quoi émouvoir quelqu’un de normalement constitué un tant soit peu humain. Mais là après 6h de route sur un siège qui te broie le derche, sans place pour les jambes, dans les traffics jams et la météo qui s’annonce orageuse, cette situation s’apparente plus au summum de la torture mentale « guantanamo style ». Mais j’ai été fort, je n’ai pas cédé à la tentation de l’égorger comme une truie et d’énucléer le gamin devant son corps agonissant.

Heureusement qu’il n’y a pas que des cas sociaux dans le bus. J’ai eu la chance d’avoir à coté de moi une jeune fille fort charmante légèrement latino qui lorsqu’elle a vu que je lisais un livre en français a engagé la conversation. Elle avait été pendant un an dans un lycée en France, à Nîmes si mes souvenirs sont bons. C’était sympa de passer un peu de temps à discuter avec quelqu’un. Elle est descendue à Eugene, où elle étudie. Enfin bon.

 

 

 

Je suis arrivé à Portland vers 16h30, sous la pluie, ne sachant pas comment me rendre à l’aéroport où on avait rendez vous avec les autres. J’ai pris mon premier vrai repas américain, un cheese burger, des frites et un coca à la cafét’ des greyhound. Comme dans les films. Une fois sorti, génial il pleut. Je cherche désespérément une carte. Sous la pluie. Je file à la gare, rien, je vais voir au premier arrêt de bus que je trouve, c’est une carte schématique incompréhensible. Je comprends juste qu’il faut que je prenne la ligne « MAX » rouge, direction « airport ». Max est leur tram local. Il a fallu que je trouve l’arrêt le plus proche, juste à quelques blocks d’ici. Le truc c’est que le centre ville, downtown, c’est un peu le coin où cohabitent les jolis magasins et les junkies. Je cours un peu partout, ne m’arrêtant pas quand on me demande des sous, et là je tombe sur burnside street. Je reconnais ce nom. J’y reviendrais plus tard. L’arrêt du max est sous le pont, c’est la foire du junkie mais ils ne sont pas méchants. J’en profite pour passer en coup de vent dans un magasin que je croyais punk mais qui se révèle être un shop de ticheurte fashion /punk donc je repars aussitôt. L’arrêt est sous un pont donc. Je cherche le distributeur de billet. Je demande à une paire de dames bien propres sur elles, elles me répondent en français… Tout le monde parle français en Oregon apparemment. Bref, je suis dans le tromé, avec deux gros sacs, un devant un sur le dos, ma planche, je suis debout, trempé dehors par la pluie et à l’intérieur par la suée que je me suis fait en courant. L’aéroport n’est qu’à 15 minutes du centre ville grâce au tram. Portland a vraiment le meilleur réseau de transport urbain de tout les States (dixit ma colloc’)…

 

 

 

La suite au prochain numéro, j’ai mon orientation day demain je dois me coucher raisonnablement tôt si je veux pouvoir me lever. Je suis allé au barbecue de bienvenue aujourd’hui… Et tout ce que vous avez vu dans les films sur les campus ricains c’est vrai, les pompoms girls sont toutes en tenue et décolorées, les footballeurs sont vraiment des blocs, etc… bientôt les photos.

Par Tom'AnimalChin - Publié dans : Ma vie, mon oeuvre.
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Dimanche 10 septembre 2006 7 10 /09 /2006 00:00

Je suis dans un pays où les curbs ont des drôles de maladies de peaux :

Et où si t'as des roulettes t'es un meutrier...

Par Tom'AnimalChin - Publié dans : Skate
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Vendredi 8 septembre 2006 5 08 /09 /2006 00:00

Salut à tous, pas de nouvelles depuis un petit moment pour la simple et bonne raison que je suis aux USA là maintenant et que la préparation de ce voyage m'a tenu un peu éloigné de mon ordi. Je vous ferais un petit topo sur la scene skate de ma petite ville d'Oregon un jour ou l'autre. Sachez juste qu'ici les boards coutent pas loin de moitié prix comparé à la France.

Mais l'objet de mon billet est moins heureux. J'ai recu ca ce matin dans ma boite. Enfin ce matin... il est 21h10 chez vous.

C'est un mail du rédac chef de Chill qui nous annonce la mort de son journal. Ca devient une habitude dans la scène zinistique française. J'avoue, Chill je l'ai acheté moins souvent que Freestyler mais celui que j'ai (le numéro 13) est pas trop mal, même si le ton j'y ai pas forcément accroché. Enfin bon. Je vous copie colle le mail.

-----------------------

Bonjour à tous,

Voici un petit mail pour vous annoncer la sortie du prochain numéro 
de Chill,
notre quatorzième et dernier opus à paraître très bientôt dans 
tous les kiosques Français.

En effet, dans le but d'accroître la rentabilité financière du 
titre, notre éditeur nous
a prié à maintes reprises de passer d'un rythme bimestriel à celui 
d'un mensuel,
compromis que nous avons toujours refusé pour des raisons évidentes 
de surcharge
de travail et de dégradation de la qualité du magazine.

L'équipe rédactionnelle étant unanime sur le fait qu'accroître la 
périodicité nuirait
sérieusement au contenu autant qu'au contenant de Chill, il valait 
mieux pour nous
ne plus faire de magazine du tout, plutôt que de faire un magazine 
"au rabais".

Nous nous sommes évertués lors de ces deux dernières années à 
apporter au
skateboard Français le magazine le plus attrayant possible, afin de 
mettre en
valeur le niveau hexagonal, tant pour les français eux mêmes que 
pour attirer
aussi l'intérêt des skateurs venus des quatre coins du monde.

A partir du moment où les compromis demandés par notre éditeur nous 
empêchaient
de progresser et d'aller de l'avant, nous avons préféré nous 
arrêter là pour l'instant,
et de mettre un terme à la formule actuelle de notre magazine.

C'est donc avec fierté que nous vous annonçons la sortie imminente 
du "numéro posthume"
de Chill magazine, avec la mort comme thème principal, bien sûr. 
Nous y avons fourré
au chausse-pied le meilleur de ce que nous avions en stock, afin de 
se dire au revoir
toujours de la façon la plus attrayante possible...

Ty Evans s'est assis dans le club pour nous raconter où il en est de 
la future vidéo Lakai,
Jean-Jacques Rousseau se dévoue et remplace JB au pied levé avec la 
grande classe
comme d'habitude, Chris Haslam nous raconte Cooper Wilt, son 
partenaire particulier,
et vice versa. Les gars de 5Boro ont fait le déplacement de NYC pour 
avoir leur article
dans Chill, pendant que Spoon a suivi Greg Hunt et les gars d'Alien 
Workshop, en
préparation de leur prochaine vidéo sur le sol français. Blueprint 
quand à eux, ont passés
leurs vacances à Mallorque comme d'habitude, et Colin Kennedy nous 
raconte ça avec humour.
Florent Mirtain, lui, se hisse aisément au rang de Rookie-of-the-year 
et paye son premier
backside smith sur un rail, pour notre première couverture en noir & 
blanc.
Aussi, nous avons concocté un making-of plein d'anecdotes sur nos 
deux ans de vie de bureau,
et nous nous interrogeons sur l'omniprésence de la mort dans le 
skateboard depuis ses
prémices jusqu'à aujourd'hui...

Nous tenons bien sur à remercier tous ceux qui nous ont soutenu 
pendant les deux ans
d’existence de Chill, les annonceurs, les collaborateurs et bien 
sûr les lecteurs, ainsi que
tous ceux qui nous ont encouragés et qui ont crus au projet depuis le 
début.
Sans vous cette aventure n’aurait jamais pu voir le jour, et nous 
vous en serons
toujours reconnaissant. Encore un grand merci à vous tous.

Chill en kiosque, c’est donc officiellement finit pour le moment, 
mais le site internet
www.chillskatemag.com est plus que jamais d’actualité, et nous vous 
invitons à suivre
quotidiennement la suite des événements par ce biais, entre deux 
updates de L’Ours
sur les derniers ragots du petit monde de la planche à roulette.

Et comme dirait le commissaire: «...des que nous aurons de plus 
amples informations,
soyez sûrs que vous en serez les premiers informés. » Car suite il 
pourrait y avoir, comme
dans toutes les bonnes saga hollywoodiennes…

A bientôt, et bonne lecture du numéro posthume, de la part de toute 
l'équipe de Chill.

- Léonard Vernhet

------------------

RIP

Mais on m'enlèvea pas de la tête que trop de mag tue le mag, la faute au dernier arrivé et aux rêgles du marché de la presse. Quand il n'en restera plus qu'un, mal traduit et trop uniformisé pour plaire à tous le monde faudra pas venir se plaindre.

Par Tom'AnimalChin - Publié dans : Articles divers
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Vendredi 8 septembre 2006 5 08 /09 /2006 00:00

Bon ca c'est plutôt une information non confirmé, un bruit qui court, mais mes sources semblent fiables. Le numéro de Freestyler d'octobre sera le dernier numéro de Freestyler... Fredd va se retrouver au chômage et moi sans magazine préféré.

Big UP à Freestyler.

Par Tom'AnimalChin - Publié dans : Skate
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